Nos arguments Contre
l’Obligation.
Déni de
liberté.
Si on ne naît pas
citoyen, on peut encore moins ordonner à quelqu’un de le devenir.
Le Service civique
obligatoire est à nos yeux, une forme de paternalisme de l’Etat.
C’est une forme de
travail forcé, contraire à la convention européenne des droits de l’homme. Cela a été confirmé par plusieurs personnalités compétentes.
C’est un projet, ou
une proposition, à nos yeux qui marque "l’absolue défiance de notre société vis-à-vis de sa jeunesse".
Nous partons d’un
constat simple à L’U.F.P : Ce qui est choisi est plus fort que ce qui est imposé. Risque de "placardiser" les jeunes.
C’est une dérive
sécuritaire dangereuse.
Déni
d’égalité.
La jeunesse congolaise
aspire à une pleine égalité des citoyens jeunes et moins jeunes sur le marché du travail et dans la vie.
Inadapté à
l’objectif.
C’est demander à un
système pseudo-militaire de faire le travail de civisme que l’école n’a pas fait.
Mal
ciblé.
Le service civique
ne doit pas être réservé aux jeunes.
L’obligation ne
garantit pas l’universalité. La liste des cas d’exemption sera forcément étendue.
Il est illusoire de
penser que les "sauvageons" de nos centres-villes, des quartiers délaissés répondront à l’appel.
Nous ne croyons pas
aux vertus du nivellement. Certains jeunes ont besoin d’être davantage aidés.
Interférences
avec emploi salarié et bénévolat.
Concurrence avec le
travail salarié.
Ce projet coupera
l’herbe sous le pied au plan de création d’emplois de service à la personne que nous voulons initiés à
L’U.F.P.
La présence
d’appelés du SCO dans les associations risque de décourager les bénévoles.
Coût trop
élevé.
Coût trop élevé. Il
y a d’autres priorités.
Cette mesure est
dangereuse politiquement, inefficace socialement et absurde économiquement.
Projet à risques
et difficile à mettre en œuvre.
Trop complexe,
lourd, difficile à mettre en œuvre.
On ne voit pas très
bien comment on sanctionnerait les réfractaires.
Notamment
par :
La prison avec sursis d’une durée
égale à la durée de service non effectuée
Suppression de certaines
allocations, ou diminution d’un trimestre de droits à la retraite, ou impossibilité de passer des concours de la fonction publique.
Porte ouverte aux
tricheries en tous genres.
Coupure difficile à
gérer (perte d’emploi, perte d’une année universitaire).
Voila en quelques
lignes les arguments que nous à L’U.F.P, apportons pour dire tout le mal que nous pensons de cette idée. En revanche, il sied, à présent de donné les arguments allant dans le sens de cette idée
afin d’être équitable.
Nos arguments Pour
l’Obligation.
Il faut assumer le
caractère obligatoire dans une triple exigence : pérennité (par l’engagement de l’état), réciprocité (entre droits et obligations des citoyens et de la collectivité), universalité.
Universalité ;
S’il n’est pas
obligatoire, il n’attirera qu’une petite frange de la population, et ceux qui en ont le moins besoin.
Sans obligation, il
n’y aura pas d’engagement de l’état, et ça ne touchera que 5% des jeunes.
Eduquer à la
citoyenneté et combattre l’incivisme.
La citoyenneté n’est
pas une matière à option.
De même que
l’instruction obligatoire a permis de réduire le coût de l’ignorance, c’est le prix à payer pour réduire le coût de l’incivisme.
Vertus de
l’obligation.
Il n’y a pas de
République sans obligations de chacun envers tous. Il y a dans l’obligation une pédagogie du devoir et une exigence morale, nous le pensons profondément à L’U.F.P.
Elle continue et
complète l’obligation de l’école.
Comment sortir du
dilemme obligatoire / facultatif ?
Nous, nous parions
sur :
Le Volontariat,
mais obligatoire à terme.
Pour un volontariat
qui devienne « une ardente obligation ».
Mise en application
progressive, avec démarrage sur la base du volontariat.
Aménagements du
caractère obligatoire.
Durée minimum
obligatoire de 2 à 3 mois, que chaque jeune pourrait prolonger s’il le souhaite.
Prolonger
l’obligation scolaire jusqu’à 22 ans, comme prévu dans nos programmes électoraux pour le Congo, et y intégrer le service civique.
Ne le rendre obligatoire que pour
les chômeurs : Là-dessus, nous y travaillons… ! Mais le hic, c’est qu’avec près de la moitié du million de chômeurs congolais, sans compter ceux qui ne sont pas recensés, cela va faire
encore plus de monde au chômage…
Volontariat, mais
fortes incitations.
Sur volontariat,
mais politique ambitieuse en faveur des volontariats existants.
Renforcer l’envie de
s’engager.
Favoriser
l’engagement en simplifiant l’offre de volontariat qui est trop complexe.
Il faudrait qu’il
soit "obligatoirement proposé.
Sur volontariat,
mais en ménageant des périodes de temps ad hoc dans l’enchaînement des études.
Alternatives au
service civique obligatoire.
D’aucuns pense qu’il
n’y a pas d’autres solutions à cette disposition. Nous, nous faisons le pari de pousser la réflexion, et de voir, s’il n y a pas d’autres voie.
Il faut relancer
l’idée de civisme, mais par d’autres voies que le SCO qui pose beaucoup de problèmes ;
Abandonner cette
"mesure miracle" au profit d’une politique de la jeunesse pragmatique et ambitieuse.
Il existe une
solution moins coûteuse et plus efficace : un emploi ! Le travail reste encore le meilleur moyen de s’intégrer dans la société et de sortir de son milieu d’origine.
La reconquête
civique est d’abord l’affaire des enseignants" au travers de l’apprentissage de l’histoire nationale, du civisme et de la civilité.
Mais alors, que faire pour le rendre attractif... !?
Comment rendre le
service civique attractif et motivant ?
S’il
est obligatoire, pour ne pas qu’il soit ressenti comme une corvée.
S’il est facultatif, pour qu’il attire un maximum de jeunes.
Dans
les deux cas, le service civique ne peut réussir que s’il a une bonne image et que chacun y trouve son compte, les jeunes comme les bénéficiaires des services.
Communication,
sensibilisation.
Campagnes de
sensibilisation.
Créer un parcours
citoyen permettant aux jeunes de découvrir des lieux d’émancipation citoyenne afin d’orienter leur choix.
Proposer des stages
d’été dans les associations et collectivités locales (mairie…) dès l’âge de 16 ans.
Reconnaissance
par la société.
Cibler tous les
citoyens, pas seulement les jeunes.
Valorisation de
l’expérience.
Valorisation dans le
parcours de formation.
Possibilités
d’ascension sociale.
Aménagement des
modalités.
Réelles possibilités
de choix de l’affectation.
Intégrer le service
civique dans le cursus universitaire.
Fractionnement pour
permettre de le faire pendant les vacances (mais pénalise ceux qui ont besoin de travailler).
Plage d’âge assez
large.
Avantages
matériels.
Permis de conduire
gratuit.
Rémunération
attractive.
Droits à
l’allocation autonomie, au contrat d’entrée dans la vie active, ou à la carte santé jeunes que nous voulons mettre en place à L’U.F.P.
Autres.
Possibilités de
découvrir le monde, de s’émanciper, de s’ouvrir au monde, aux autres.
Survient-alors la question du
brassage des générations… !
Comment impliquer
les autres générations ?
Face
à ce projet, les jeunes lettrés ou intellectuels réagissent souvent en disant : pourquoi pas aussi les moins jeunes et les retraités ? Certains font également remarquer que si
l’institution d’un service civique obligatoire apparait si nécessaire, c’est que l’école n’a pas rempli sa mission d’éducation à la citoyenneté.
Comment favoriser l’expression de la citoyenneté à tous les âges de la vie, le service civique n’en étant qu’un temps privilégié ?
D’autre
part, le service civique n’atteindra ses objectifs que si le projet est porté par l’ensemble de la société : familles, associations, éducation nationale, entreprises, responsables
politiques...
Comment créer une dynamique de succès ?
Servir à tous les
âges de la vie ?
Parcours de
citoyenneté tout au long de la vie, de la maternelle à la retraite, avec le service civique comme temps fort. Il s’agit, pour nous à L’U.F.P, de socialiser l’individu, de le rendre
obéissant, insignifiant, informé au nom de cette nouvelle religion « le lien social ».
Création d’une
réserve civique.
S’impliquer dans
le projet de service civique.
Encadrement du
service civique par des volontaires dont l’investissement au profit de la collectivité leur permettrait de bénéficier d’avantages fiscaux en mesure du temps consacré. Or, Valoriser ce volontariat par des avantages
financiers ne revient-il pas à avouer qu’il n’est pas suffisamment attractif et présente le risque de dévaloriser l’action désintéressée… ?
Quel contenu pour
un service civil obligatoire ?
La
plupart des projets articulés, prévoient un service en deux temps, un temps d’information et de formation suivi par un temps d’action. Alors, nous à L’U.F.P, nous disons : Qu’en
pensez-vous ? Combien de temps doit durer la période de formation ? Quels seraient ses objectifs et son contenu ? Quelles tâches seraient-elles susceptibles d’être confiées ensuite
aux jeunes ? Dans quels organismes ? Au Congo seulement ?
Période
d’information et de formation ou Période de service proprement dit.
En substitution
d’agents de la fonction publique, pour placer les jeunes au cœur des réalités politiques, administratives et sociales.
Besoins non (ou mal)
satisfaits par notre société « marchande », en tout cas, en cours de l’être!
Derniers Commentaires