Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 22:31

En m’adressant à vous  aujourd’hui, j’ai conscience de vouloir remobiliser les populations congolaises à travers le monde à rejoindre L’Union des Forces de Progrès (U.F.P). La République est solidement ancrée dans notre pays. Le temps est donc venu que s’établissent entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif des rapports plus conformes à l’esprit d’une démocratie apaisée pour une société congolaise harmonieuse, travailleuse et juste.

 

Une démocratie apaisée ce n’est pas une démocratie où tout le monde est d’accord mais où tout le

monde s’écoute et où tout le monde se respecte. Si j’ai voulu m’exprimer aujourd’hui c’est pour montrer l’importance que j’attache au Parlement, à son rôle, à son travail. Nous avons proposé une réforme du parlement congolais sur notre site-blog.

 

C’est un moment important. Je le sais. Je l’aborde avec gravité, avec humilité tant la situation que

vivent nos frères et sœurs surplace est sans précédent. Nul, dans ces circonstances, n’est assuré de détenir la vérité. Aujourd’hui c’est de notre pays le Congo, de l’avenir qu’il peut se construire dont je suis venu vous parler. Nous devons protéger nos concitoyens les plus fragiles, ceux qui souffrent le plus. Et il y a beaucoup de souffrance dans notre pays le Congo.

 

L’exclusion, c’est sans doute ce que la crise démocratique congolaise peut engendrer de plus grave : Hypothéquer lourdement notre avenir. L’idée selon laquelle nous pourrions nous en sortir en laissant une partie des Congolais sur le bord du chemin, c’est une idée injuste et c’est par-dessus tout une idée fausse. L’idée selon laquelle nous pourrions nous en sortir en abandonnant une partie de nos territoires, de nos quartiers, c’est une idée fausse.

 

L’idée selon laquelle, parce que les esprits se sont apaisés depuis la présidentielle de 2009, nous ne devrions plus nous préoccuper de ses conséquences sociales, de ses conséquences humaines, c’est une idée dangereuse.

 

Je vais aller plus loin.

 

Considérer la crise démocratique congolaise comme une parenthèse qui sera bientôt refermée, faire comme si tout devait recommencer comme avant, comme si on allait pouvoir penser comme avant, se comporter comme avant, avec les mêmes critères, les mêmes méthodes, serait une erreur fatale.

 

Rien ne sera plus comme avant.

 

Une crise d’une telle ampleur appelle nécessairement une remise en cause profonde de notre jeune démocratie congolaise. On ne peut pas assister à une catastrophe pareille sans remettre en cause les idées, les valeurs, les décisions qui ont conduit à un tel résultat.

 

En nous obligeant à tout remettre à plat, en ébranlant les dogmes et les certitudes, la crise démocratique congolaise nous rend plus libres d’imaginer un autre avenir avec les progressistes de L’Union des Forces de Progrès (U.F.P) : Les Créateurs du Possible. Les Jeunes Progressistes. La Générations Tangible.

 

Depuis la fin de la Guerre Froide, la mondialisation semblait imposer à tous l’idée qu’il n’y avait

qu’une seule voie à suivre, qu’il n’y avait qu’un seul modèle possible, qu’il n’y avait qu’une seule

logique. La crise ayant fait la démonstration que cette voie était une impasse, nous voici désormais

tous ensemble contraints d’en trouver d’autres. Finalement, il y a deux types de mondialisation.

 

Celle qui privilégie la croissance externe, chacun cherchant par tous les moyens à prendre les emplois

et les marchés des autres.

 

Celle qui privilégie la croissance interne, c’est-à-dire un modèle de développement dans lequel chacun produisant plus et consommant davantage contribue au développement de tous. Ceux à quoi nous aspirant pour notre future économie congolaise.

 

La première mondialisation pousse à l’extrême la logique de la compétitivité à tout prix en recourant à toutes les formes de dumpings, à des politiques commerciales agressives, à l’écrasement du pouvoir

d’achat et du niveau de vie.

 

La deuxième s’appuie sur l’augmentation de la productivité, l’élévation du niveau de vie,

l’amélioration du bien être. Celle que nous appelons de nos vœux à L’U.F.P.

 

La première est conflictuelle.

 

La deuxième est coopérative.

 

La première oppose le progrès économique et le progrès social.

 

La deuxième au contraire lie l’un à l’autre. Tout l’enjeu aujourd’hui est de faire passer la mondialisation de la première logique à la seconde. Car, nous progressistes, croyons en la mondialisation et à l’économie de marché, à l’initiative privée, à la prise de risque.

 

La crise va y contribuer, parce que la crise annonce un monde où la demande de justice, de régulation

et de protection sera plus forte. Qui peut croire que les peuples subiront sans rien dire les conséquences douloureuses de la crise, qu’ils ne réclameront pas plus de protection, plus de justice,

qu’ils supporteront de nouveau, comme si de rien n’était, les licenciements arbitraires à Warid et autres entreprises au Congo.

 

Le monde d’après la crise sera un monde où le message du Congo devra être mieux entendu et

mieux compris.

 

Ce sera un monde dans lequel, compte tenu de sa culture, de ses valeurs, le Congo sera mieux armée

que beaucoup d’autres pays Africains pour réussir.

 

Le modèle de la croissance interne dans lequel le progrès social, le progrès humain vont de pair avec le

progrès économique, c’est celui qui doit permettre au Congo de remporter ses plus beaux succès.

 

Fonder sa compétitivité non sur des politiques sacrificielles qui dégradent le niveau de vie, mais sur la

recherche d’une productivité globale par la qualité de notre éducation, de notre santé, de notre

recherche, de nos services publics, de notre protection sociale, de nos infrastructures, par notre qualité

de vie, par la mobilisation de toutes nos ressources matérielles et humaines, par une complémentarité

réussie entre l’initiative privée et l’action publique, c’est au fond ce que le NOUVEAU CONGO PROSPERE, MODERNE et REFORMER des Progressistes de L’Union des Forces de Progrès (U.F.P)  a toujours voulu faire et veux faire pour le bien-être de nos concitoyens, améliorer le quotidien des nôtres. En réformons profondément et avec vigueur tout notre système.

 

 

C’est ce qui correspondra le mieux à notre génie.

 

C’est ce qui correspondra le mieux à notre idéal.

 

C’est au fond ce que nous voulons tous, au-delà des divergences que nous avons sur les moyens à

mettre en œuvre, sur les réformes nécessaires pour y parvenir, sur l’importance de la responsabilité

individuelle ou sur la définition de l’égalité.

 

Nous aimons tous notre pays le Congo.

Nous partageons les mêmes valeurs fondamentales.

 

Nous voulons que chacun ait les mêmes droits et les mêmes devoirs, nous voulons que chacun se sente

respecté, que chacun ait sa place dans la société.

 

Le modèle républicain reste notre référence commune. Et nous rêvons tous de faire coïncider la

logique économique avec cette exigence républicaine. Ce rêve nous vient, pourquoi ne pas le dire, de l’Amical de la Résistance qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance et la libération du peuple congolais de l’emprise et de l’influence des colons véreux.

 

Cet héritage, j’en ai bien conscience, est notre héritage commun.

 

Nous devons nous souvenir de l’indépendance non avec nostalgie mais pour nous rappeler que ce

miracle d’un idéal républicain en prise avec les réalités de son temps et tirant du Congo et de ses territoires ce qu’elle a de meilleur est toujours possible quand nous sommes rassemblés. Ce que nos pères ont fait avant nous, il ne tient qu’à nous de savoir le faire à notre façon et à notre époque.

 

Bien sûr le monde change et nous ne reviendrons pas au monde des Indépendances.

 

Bien sûr pendant 30 ans les valeurs congolaises ont été foulées au pied, bafouées, ignorées et  à contre courant de celles qui dominaient l’économie et la politique mondiales.

 

Mais qui ne voit que la crise mondiale actuelle crée de nouveau des circonstances favorables à cette aspiration congolaise à mettre l’économie au service de l’Homme, et non l’inverse.

 

Tout nous y ramène : la crise économique actuelle, la crise écologique, la crise sociale. Au moment même où il redevient évident pour tout le monde que le développement économique ne peut être durable que s’il respecte l’Homme et s’il respecte la nature ; Au moment même où le monde redécouvre les limites d’une logique exclusivement marchande ; Au moment même où s’impose à tous la nécessité de réguler la mondialisation et les marchés ;

 

Le future modèle congolais a sa chance.

 

Le modèle de croissance de demain ne sera pas celui des indépendances, ni des 30 dernières années de gouvernance. La révolution écologique, la révolution numérique vont transformer radicalement les modes de consommation et bien sûr les modes de production. Mais il aura des ressorts semblables.

 

Sans même nous en rendre compte, responsables politiques congolais, nous avons laissé

faire la part trop belle à la paresse intellectuelle, aux intérêts partisans et individuels et sans doute trop écouté les leçons de ceux qui en même temps qu’ils se scandalisaient de l’endettement public mettaient de gigantesques freins aux réformes nécessaires, structurels pour l’avancement et la modernisation du pays.

 

Dans le nouveau modèle de croissance que la population congolaises à travers L’Union des Forces de Progrès (U.F.P) appelle de ses vœux, que le Congo cherche à construire et se doit de construire, une place plus grande doit donc être faite au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, aux créateurs, au final à la production.

 

Dans le monde qui vient, nos ingénieurs, nos savants, nos artistes, l’institution de la culture du service public, notre savoir-faire dans l’articulation entre le secteur privé et le secteur public qui s’inscrivent dans une longue tradition vont redevenir des atouts considérables. Promouvoir leurs formations afin d’acquérir de hautes compétences.

 

Raison de plus pour ne pas éluder quelques questions cruciales. Pourquoi ? Pourquoi le fossé est-il si grand, entre nos idéaux et la réalité sociale ? Pourquoi ce fossé n’a-t-il cessé de se creuser depuis plusieurs décennies ?

 

Pourquoi, et personne, quelle que soit son appartenance politique, ne peut s’abstenir de se poser la

question, pourquoi, l’avenir est-il à ce point vécu comme une menace et si peu comme une promesse ?

Pourquoi les parents ont-ils si peur pour l’avenir de leurs enfants ?

 

Pourquoi un tel malaise ? Car il y a bel et bien un malaise, et ce malaise est profond.

Ces questions, il nous faut non seulement avoir le courage de nous les poser mais aussi le courage d’y

répondre.

 

La crise doit permettre de façonner le nouveau modèle congolais. D’Hier à aujourd’hui décrié, il devra se trouver aujourd’hui et demain reconnu pour son future rôle d’amortisseur social. Mais la crise est aussi un puissant révélateur de nos défaillances et de nos faiblesses. Faire le dos rond en attendant que ça passe serait une faute.

 

Rien n’est moins propice aux grands changements que l’inertie des temps ordinaires, ce que nous n’avons pas fait hier, ce que nous ne ferons pas maintenant, nous ne le ferons pas plus tard. Nous manquerions alors une chance historique de réconcilier les congolais avec la politique et la parole et les hommes et femmes politiques.

 

La crise ne peut pas déboucher seulement sur la remise en cause des autres. C’est aussi le moment ou

jamais de nous remettre en cause nous-mêmes où que nous résidons de part le monde.

 

Notre avenir se décide maintenant. Comment affronter notre avenir si nous ne sommes pas assurés de nos valeurs ?

 

Où en sommes-nous avec le principe d’unité ?

 

Ne sommes-nous pas progressivement passés sans toujours nous en rendre compte de l’unité

républicaine au tribalisme à outrance et au régionalisme ? La République, c’est la promotion sociale fondée sur le mérite et le talent. L’unité, c’est un tout, dont les diverses compositions de la population forme un tout indivisible : c’est donner la même chose à tout le monde.

 

La République tire tout le monde vers le haut. L’égalitarisme, c’est le nivellement par le bas.

Qui ne voit que notre modèle d’unité ne fonctionne plus ?

 

Au lieu de produire de l’unité, il produit de l’inégalité, du tribalisme et du régionalisme.

 

Au lieu de produire de la cohésion, il produit du ressentiment, de la haine et de la jalousie.

 

Je veux ouvrir le débat sur notre identité nationale congolaise dont j’ai conscience qu’il

renvoie à notre histoire, à nos traditions. Mais je veux dire aussi que pour atteindre l’unité il faudra savoir donner plus à ceux qui ont moins, il faudra savoir compenser les handicaps de ceux auxquels la vie a donné d’emblée moins de chance de réussir qu’à tous les autres. Il ne faut pas le faire sur des critères ethniques. Ce serait contraire à nos principes les plus fondamentaux. Il faut le faire sur des critères sociaux. Mais il faut le faire. Ce sera notre priorité.

 

Nous devons prendre à bras le corps le problème de la rénovation urbaine au Congo. Nous devons nous occupés des bâtiments, c’est absolument nécessaire. Maintenant nous devons nous occuper des personnes. Je sais bien qu’il ya des réticences, qu’il y a des inerties. Sachez que notre détermination est totale. Nous ne pouvons pas continuer à proclamer des valeurs et à tolérer qu’elles soient à ce point

contredites par les faits. Cette contradiction est destructrice. Elle est destructrice moralement. Elle est

destructrice socialement. Comment les populations congolaises pourraient-ils se sentir pleinement citoyens de notre République si notre République tient si peu à leur égard la promesse d’unité qu’elle fait à tous les citoyens ? Il faut mettre des moyens par lesquels la République doit tenir ses engagements. Il faut mettre des moyens juridiques et matériels qui sont nécessaires pour y parvenir.

 

Nous ne pouvons pas là non plus au nom d’une conception exclusivement formelle de l’unité, laisser perdurer une situation aussi contraire à nos principes. Je ne m’y résignerai pas. Où en sommes-nous avec la laïcité ? L’islam doit s’adapter à la république et pas l’inverse. Idem pour les sectes.

 

Je reste ferme sur l’idée que la laïcité ce n’est pas le refus de toutes les religions, ce n’est pas le rejet du sentiment religieux. La laïcité, c’est un principe de neutralité et un principe de respect. La laïcité c’est le respect pour toutes les opinions et pour toutes les croyances. Plus de signes distinctifs de religions dans les salles de classes au Congo. Plus de prières dites tôt le matin par les mosquées.

 

Jules Ferry a écrit:

« Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se

trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire.

Demandez-vous si un seul père de famille, je dis bien un seul, présent à votre classe et vous écoutant,

pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il nous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de

le dire. »

 

Il faut le dire et le marquer dans les textes,  la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

Nous sommes obligés de mener cette guerre qui a lieu d’être. Nous sommes menacés par le cléricalisme, l’islamisation de la société congolaise et les sectes. Nous le sommes davantage par une forme de tolérance excessive à toute appartenance religieuse. Je le dis en pensant en particulier aux Congolais de confession musulmane, aux membres des églises de réveilles, aux adeptes des sectes.

 

Nous ne devons pas nous tromper de combat. Dans la République Congolaise la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions.

 

Le Parlement doit se saisir de cette question. C’est la meilleure façon de procéder. Il faut qu’il y

ait un débat et que tous les points de vue s’expriment. Où ailleurs qu’au parlement pourrait-il mieux

s’exprimer ? Mais je vous le dis, nous ne devons pas avoir honte de nos valeurs. Nous ne devons pas

avoir peur de les défendre. Nous devons les réactualiser avec les valeurs suivantes :

TRAVAIL – FRATERNITE – LIBERTE.

 

Où en sommes-nous avec le travail ?

 

 Qu’en avons-nous fait ?

 

Le travail c’est l’activité de transformation de la nature, propre aux hommes, qui les met en relation et qui est productrice de valeur, de dignité humaine, d’équilibre mental, familial et de liberté. La liberté ce n’est pas le droit pour chacun de faire ce qu’il veut. Etre libre ce n’est pas vivre sans

contrainte et sans règle. Quand il n’y a pas de règles, quand tous les coups sont permis, ce n’est pas la

liberté qui triomphe, c’est la loi de la jungle, c’est la loi du plus fort ou celle du plus malin.

 

C’est le débat que nous devons  avoir sur l’école. Rendre service à nos enfants c’est leur enseigner qu’il n’y a pas de liberté de travail sans règle.

 

C’est le débat que nous avons sur l’économie congolaise, sur les finances de l’Etat congolais, sur le système bancaire congolais grippée. Nous voyons bien que les banques ne soutiennent  et n’investissent pas dans l’économie réelle congolaise et sclérose les ménages congolais et les entreprises qui veulent embaucher : il n’y a pas de règles.

 

Il faut un débat aussi sur le droit d’auteur dans l’industrie artistique. Assainir les textes et vidéos musicales, pour mieux revenir à l’essence même de la musique et de la culture. Car enfin, comment pourrait-il y avoir dans notre société des zones de non-droit ?

 

En défendant le droit d’auteur je ne défends pas seulement la création artistique, je défends aussi l’idée que je me fais d’une société de liberté, où la liberté de chacun est fondée sur le respect du droit des autres. C’est aussi l’avenir de notre culture que je défends. C’est l’avenir de la création. Voilà pourquoi, nous voulons aller jusqu’au bout.

 

Le débat sur le travail et la liberté ?

 

C’est aussi le débat sur la sécurité et sur les prisons. Qu’elle est la liberté de celui qui a peur de sortir de chez lui ? Qu’elle est la liberté pour les victimes si leurs agresseurs ne sont pas punis ? Comme c’est le cas actuellement au Congo. Comment peut-on parler de justice quand il y a des peines non exécutées parce qu’il ya des passe-droits, « les plus forts paient  et sortent » !?

 

Comment accepter à l’inverse que la situation dans nos prisons soit aussi contraire à nos valeurs de

respect de la personne humaine. La détention est une épreuve dure. Elle ne doit pas être

dégradante.

 

Comment espérer réinsérer dans la société ceux qu’on aura privés pendant des années de

toute dignité ?

 

L’état de nos prisons, nous le savons tous, est une honte pour notre République quel que soit par

ailleurs le dévouement du personnel pénitentiaire insuffisant et très peu voir non qualifié.

Nous construirons donc des places dans les hôpitaux pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques. C’est une nécessité pour la liberté de tous. C’est une nécessité morale. Ce sera un impératif de notre action progressiste, génération tangible.

 

Mes Cher (e) s ami (e) s,

 

Comment pouvons-nous espérer redonner à notre modèle social  tombé en désuétude toutes ses chances de réussite si nous ne sommes pas au rendez-vous des décisions difficiles qui devront produire des résultats tangibles ? Ces décisions, nous les connaissons tous : le lycée, l’université, la formation professionnelle, les retraites, la dépendance, les services publics, l’organisation de nos structures territoriales… et bien sûr les déficits.

 

Beaucoup devra être fait dans les années à venir et surtout aux équipes auxquelles le peuple congolais voudra confier les clés du pays sans se faire influencer, se faire tromper ou voler leurs votes !

 

Ce seront  des décisions difficiles à prendre. Et le peuple congolais est prêt pour son bien-être et l’amélioration de son quotidien.

 

Nous, les progressistes, les créateurs du possible, la génération tangible, les jeunes progressistes, nous les prendrons.

 

Et je ne critique personne de ne pas les avoir prises avant.

 

Je me pose simplement la question de savoir pourquoi, oui pourquoi, il est si difficile de réformer

notre pays. De mener les réformes réellement, dont le pays a besoin. Pourquoi il est si difficile de résoudre les problèmes structurels que, par ailleurs, chacun d’entre nous connaît parfaitement ? La restructuration de l’Onémo et la création d’une unité pour par la suite indemniser les personnes aux chômages attendent. Celle de la comptabilité publique et des impôts. Celle de la mise en place d’une assurance maladie universelle congolaise. La construction des hôpitaux sur l’ensemble du territoire national.

Nous voulons refaire  l’autorité et la majorité sexuelle à 18 ans puis la majorité civile à 22 ans.

 

Comment se fait-il que malgré les efforts de tous, et je ne fais de ce point de vue pas de différence

entre les hommes et femmes politiques congolais ce serait trop réducteur, comment se fait-il que l’on ait obtenu si peu de résultats structurels en matière de chômage ? Comment se fait-il qu’il y ait autant d’exclus ?

 

Comment se fait-il que le malaise des jeunes congolais diplômés ou pas soit si persistant ?

 

Comment se fait-il que le malaise des classes moyennes soit si grand ?

 

Et comment se fait-il que nous ne soyons pas arrivés depuis 30 ans à mieux nous préparer au

vieillissement de la population qui n’est quand même pas une nouvelle que nous avons apprise, il y a

quelques semaines ?

 

Comment se fait-il que nous ayons autant tardé à entreprendre la révolution verte et environnementale de notre pays qui a tous les atouts pour, dont nous savions pourtant depuis longtemps qu’elle était absolument inéluctable ?

 

Comment se fait-il que nous ayons autant de mal dans notre pays à préparer l’avenir ?

 

Au fond, comment se fait-il que tous ensemble nous ayons pris tant de retard ? Quand on regarde tout ce que la société civile veut faire ; ce que les élites se forgent comme compétences, expériences professionnelles et formations de très haut niveau à l’étranger et ceux, sans bourses de l’Etat congolais;

Quand on voit comment la société congolaise aspire de ses vœux à la transformation ;

Quand on voit la capacité d’innovation qui sommeil en chacun et dont elle fait preuve ;

Quand on voit ce que le courage, l’énergie, l’intelligence des Congolais est capable d’accomplir ;

On se dit que si l’Etat avait joué son rôle de force d’entrainement, de force de progrès, comme il l’a

fait si souvent dans notre histoire, s’il avait été davantage du côté des entrepreneurs, des créateurs, des

inventeurs, le Congo aurait résolu beaucoup de ses problèmes et les Congolais regarderaient de nouveau l’avenir avec confiance. Car en ce moment, ils n’ont même pas d’avenir. E vivent au jour le Jour….

 

Le Congo, en vérité, a fait dans la durée un double mauvais choix.

Nous aurions dû faire beaucoup d’économies de gestion. Nous ne l’avons pas fait.

Nous aurions dû concentrer beaucoup de moyens sur les dépenses d’avenir. Nous ne l’avons pas

fait. Et , le comble, c’est que nous ne le faisons toujours pas !

 

Je ne mets pas en cause telle ou telle famille politique, tel ou tel Gouvernement. C’est une

responsabilité incontestablement partagée.

 

J’y ai beaucoup réfléchi.

 

Je crois que, la crise aidant, le moment est venu de remettre en cause les principes d’une

politique qui nous a enfermés dans des contradictions de moins en moins soutenables.

 

Nous ne fuirons pas nos responsabilités devant la grave question des déficits de nos finances publiques.

 

Mais nous ne prônons pas la politique de rigueur au Congo, cela serai néfaste pour relancer et irriguer notre économie marchande qui doit crée des emplois pour tous les congolais. Parce que les politiques de la rigueur ont toujours échoué. Par contre, il faudra combler les déficits !

Par L'Union des Forces de Progrès (U.F.P)
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